Béret rouge, brum et vert de corée historique

           Histoire béret vert   beret-rouge-vert-para-commando-belge-1.gif   et béret rouge

dague-para-commando.gif  Le Bataillon n°1 Commando fut formé,le 13 juin 1941, avec des volontaires venant d’autres unités et était cantonné dans I’Ayrshire en Ecosse, les membres du Bataillon logeaient chez les habitants. Les hommes avaient gardé les uniformes et bérets de leur unité d'origine. Un jour de I ‘été 1942, le Chef de Corps, le Lieutenant-colonel Will GLENDENNING, lssu du << Welch Regiment >> (Régiment gallois), discutait, avec son Commandant en Second, le major Tom Trevor, lui aussi du même régiment, et avec son Adjudant, le Capitaine Puggiel Pugh du << Royal Welch Fusiliers », sur l’emploi futur des Commandos. La question d’une coiffure commune vint sur le tapis. Le problème venait que pas moins de 79 différents Régiments et Corps de l’Armée britannique étaient représentés dans son Bataillon commando et que chacun, bien évidemment, portait la coiffure de son unité d'origine. Cela formait une collection bariolée qui était le cauchemar du RSM (Regimental Sergent Major) lors des parades du matin. Ce problème se présentait dans toutes les unités Commandos .

beret-vert-para-commando.gif Quelle couleur choisir? Il y en avait déjà deux en service qui devaient donc être éliminées : le ‘noir était porté par le << Royal Tank Regiment >> et le rouge (lie de vin) par le << Parachute Regiment ».Le badge d’épaule du n°1 Commando représentait une salamandre vert traversant un feu formé de flammes jaunes (or) et rouges (cramoisis).Cet insigne avait été dessiné par le Richmond Herald at the College of arms au départ de la couleur de Ia salamandre, il fût décidé le vert (bouteille) pour Ie béret des Commandos. Le Capitaine PUGH fut chargé de chercher comment et ou il pouvait être fabriqué ? Heureusement, il y avait dans la région, près d’Ardrossan, une firme spécialisée dans la fabrication des bonnets écossais. Pluggiel découvrit qu’elle fabriquait déjà les bérets pour le << Royal Tank Regiment >>. Des échantillons furent produits: un modèle pour officiers et un pour les autres rangs, la seule différence étant que le bord du premier était en soie et celui du deuxième était en cuir. La phase suivante de l'opération, fut de demander l’approbation du Commandant de la << Special Service Brigade >>, le Brigadier Bob Laycock, pour pouvoir utiliser le béret de cette couleur. Par retour de courrier, celui-ci donna son accord. Il lit un geste et décida que le n°1 Commando serait servi en premier. En novembre 1942, pendant l'<< Operation Tordw », le débarquement en Afrique du Nord, le n°1 Commando fut la première unité à porter le Béret vert au combat.

brevet-para-commando-belge.gifOrigine du mot Commando

1940 A l'initiative de Winston CHURCHILL, l'Armée Britannique entreprit de former des troupes spécialisées dans les coups de main destinés à prendre par surprise des objectifs précis, mais limités.1940 Un commando était une unité militaire, à peu près de la taille d'un bataillon, composée de volontaires pour services spéciaux. Ils gardaient les insignes et la coiffure de leur régiment d'origine. Ils constituaient une force secrète dont le seul privilège était de trouver eux-mêmes leurs billets de logement et leurs rations, chaque unité devait son allure à son Chef de Corps. Ils logeaient chez l'habitant. Le Lieutenant-Colonel Dudley CLARKE, qui fut chargé d'organiser les Commandos, fut aussi celui qui les baptisa ainsi en souvenir de la "Guerre de Boers". Il ne fait aucun doute que l'Armée Britannique a repris à son compte une dénomination dont elle avait appris toute la valeur à ses dépens durant la "Guerre des Boers", de 1899 à 1902.  

insigne-beret-vert-commando.jpg La devise "UNITED WE CONQUER" a été reprise des Commandos de la deuxième guerre mondiale (voir le mémorial de Spean Bridge) par le créateur de l'insigne, le Padre (aumônier) DEVOS1950 Portés à partir de cette date par les Commandos belges du ''Régiment Commando'' Auparavant les COMMANDOS belges portaient, comme durant la guerre,Le lion belge comme insigne de béret. l'actuel brevet A Commando ( Bac) .

        le-memorial-de-spean-bridge.jpg                      memorial-de-spean-bridge.jpg

Spean Bridge (Scotland-GBR) La construction de ce mémorial dont le coût fut subsidié par de généreux donateurs, issus des villes, villages et hameaux à travers l'écosse, voulant marquer leurs reconnaissances envers les Commandos Un comité spécial fut mis sur pied au début de l'année 1947 afin d'émettre une souscription pour la construction de ce monument. Celui-ci fut adjugé en Oct 1949 à Mr Scott Sutherland, professeur d'art au  ''College of Art ''  de Dundee. Le monument de Spean Bridge en Ecosse a été inauguré à la mémoire de tous les commandos par Sa Majesté la Reine mère la Reine Elizabeth le 27 Sep 1952

 c930e8715838fafc1a9fbb5f1469de51.gifL'actuel brevet A Commando BAC Créé durant la seconde guerre mondiale avec différentes couleurs.Ce brevet est maintenant porté sur la manche droite avec le sommet à +/- 10 cm en dessous de l'épaule. A l'issue d'une formation dure et éprouvante ponctuée par la réussite des tests professionnels et physiques, le candidat Para Commando est autorisé à porter le béret vert. Après cette première formation il suit la formation pour l'obtention du brevet Commando durant quatre semaines où il apprend toutes les techniques de franchissements d'obstacles naturels (rochers, cours d'eaux).Durant cette formation l'aspect sera également mis sur le développement des aptitudes au combat corps à corps, sur la rusticité, l'endurance et l'esprit d'entraide.

* Depuis 1955, quiconque voulait devenir para-commando, devait réussir les épreuves du camp commando ainsi que celles du centre d'entraînement pour parachutistes.L'uniforme de chaque para-commando porte donc aussi bien les « wings » (qualification comme parachutiste) que le poignard commando (qualification comme commando).    Le badge représente un poignard blanc « Fairbairn et Sykes » sur fond noir et se porte sur l'épaule droite. Les vrais poignards sont seulement portés lors des parades officielles.Le poignard est obtenu après la réussite des épreuves du Camp Commando, où tous les déplacements se font au pas de course, tout le temps. Il est porté sur la partie supérieure du bras droit, au niveau de l'épaule. Le brevet A Commando est uniquement prévu pour les candidats Commandos Parachutistes. Ces derniers doivent sortir vainqueurs des épreuves que les instructeurs leur font subir au Centre d'Entrainement Commando établi à Marche-les-Dames. Cet entrainement et ces épreuves portent sur toutes les techniques Commando possibles, les franchissements d'obstacles naturels (rochers, eau,...), le close-combat, etc.

037b5a71bc060f293e7a89e8a3f4a525.gif Le Wings L’actuel brevet A Para (BAP) Ce brevet a été créé durant la seconde guerre mondiale et porté par les unités faisant partie de la brigade SAS.  (Special Air Service).

sas-belge-insigne.jpg De février 1944, quand l'unité belge fût intégrée dans la brigade SAS, jusqu'à la fin des hostilités, les belges portaient le badge SAS wings.Ceux qui sautèrent pendant l'opération portaient les « wings » sur la poitrine, les autres sur l'épaule droite. Lorsque les paras fûrent intégrés dans l'armée belge, après la guerre, le badge fût d'abord porté sur l'épaule droite, puis sur la poitrine.Le badge originel porte les mêmes couleurs que le « who dares wins » c'est à dire bleu clair et bleu foncé (les couleurs des universités d'Oxford et de Cambridge)
Les "Wings" sont remises après l'obtention du brevet militaire Parachutiste A, et sont portées au-dessus de la poche de poitrine droite.
Le brevet A Para peut être obtenu par les candidats Para-commando et les unités étrangères invitées. Pour obtenir ce brevet, le candidat Para-commando doit réussir une formation au Centre d'Entrainement pour Parachutiste de Schaffen.
Après avoir effectué les 8 sauts nécessaires à l'obtention du brevet (Sauts de ballon, avion, avec matériel et de nuit), les parachutistes reçoivent alors leur brevet des mains de leur "Dispatcher" (Instructeur de saut).

Para Titre d'épaule commando porté à partir de la fin 1945.

insignes-sas.jpg Les SAS belges ont repris cet insigne lors de l'intégration et de la création de l'unité de parachutistes dans l'armée belge. Le brevet est obtenu après avoir suivi un « ground training » (exercice au sol) permettant d'acquérir les drills d'exécutions et les réactions adéquates en cas d'incidents et après avoir exécuté au total 8 sauts répartis entre des sauts de ballon,des sauts d'avion,avec et sans matériel, tant de jour que de nuit.

 bob-schils-beret-brun-coree-decede-18juin-2003-19-1.jpg    Béret brun de Corée   bob-schils-beret-brun-coree-decede-18juin-2003-19-2.jpg

bob-schils-beret-brun-coree-decede-18juin-2003-19-4.jpg Les vétérans belges de la guerre de Corée, qui se sentent bien souvent oubliés, malgré la dureté des combats auxquels ils ont pris part et leurs 106 morts, ont toutefois laissé un souvenir durable au sein de l'armée belge: la couleur de leur béret.

 

bob-schils-beret-brun-coree-decede-18juin-2003-19-3.jpg Ces volontaires ont en effet reçu, avant leur départ en 1951, un béret brun, caractéristique de leur unité, alors que les autres fantassins devaient se contenter d'un couvre-chef kaki, hérité des unités belges ayant servi dans l'armée britannique durant la seconde Guerre mondiale.

Depuis le retour du bataillon belge, la plupart des unités d'infanterie ont obtenu le droit de porter ce béret, à l'exception notable des chasseurs ardennais, dont la coiffe est inspirée de celle des chasseurs alpins français, et des para-commandos, au béret respectivement vert et "lie de vin".

Soixante ans plus tard après les restructurations successives de l'armée, il ne reste toutefois que trois unités au béret brun: le régiment 12ème de Ligne Prince Léopold/13ème de Ligne de Spa, le régiment Libération/5ème de Ligne et le régiment Carabiniers Prince Baudouin/Grenadiers, tous deux de Bourg-Léopold (Limbourg).

dague-para-commando.gifUne instruction courte mais très poussée par le réalisme des exercices,fut dirigée par des instructeurs du Régiment Para-commandos et se termina par la remise du béret brun qui devait devenir célèbre

dague-para-commando.gifCe béret brun s'orne d'un insigne qui symbolise les deux communautés belges: un goedendag pour les Flamands et une francisque pour les Wallons. La croisade que les Volontaires allaient accomplir est concrétisée par un heaume de chevalierbrabançon et par un écu frappé du Lion Belgique.

                    Le badge paras-beret-brun-coree-belge-2.jpg Belgium orne les manches du blouson

dague-para-commando.gif Le 11 novembre 1950,le Bataillon complet défila à Bruxelles devant le Soldat Inconnu.L'instruction se termina aux camps d'Elsenborn et de Brasschaat où des exercices à balles réelles et feux de barrage furent mis sur pied.Enfin, le 18 décembre 1950,le bataillon belgo-luxembourgeois quitta le port d'Anvers pour une longue traversée sur le peu confortable Kamina pour arriver à Pusan le 31 janvier 1951

                    Son drapeau   paras-beret-brun-coree-belge-1.jpg Ces citations

Le drapeau  porte en lettres d'or les six citations suivantes :quatre belges, une coréenne et une américaine  Imijn : Bataille de l'Imjin du 22 au 26 avril 1951;HAKTANG-NI: Combats du 10 au 13 octobre 1951 Chatkol : Combats de mars-avril 1953 Corée-Korea :31 janvier 1951-27 juillet 1953  Ces quatre citations  valurent au drapeau l'octroi de la fourragère de l'Ordre de Léopold.Pour sa conduite à l'Imjin, le Bataillon fit l'objet d'une citation présidentielle américaine et d'une citation présidentielle coréenne.La "Croix d'Honneur et du Mérite Militaire en vermeil  attribué au drapeau  par le Gouvernement du Grand-duché du Luxembourg lui a été remise le 27 mai 1994

            Histoire du béret rouge  beret-rouge-vert-para-commando-belge-1.jpg lie de vin  

8 mai 1942 Création des Parachutistes Belges par le Capitaine Blondeel

21 juillet 1943 La reconnaissance officielle et la remise des bérets lie de vin avec insigne SAS, se clôture par une parade dans les rues de Londres.  

Le béret lie de vin Le 1 Bataillon Parachutiste porte le bérêt rouge "lie de vin" et l'insigne des SAS parachutistes de 1944. L'insigne de bérêt La devise de l'unité est "Who dares wins".L'insigne du 1er bataillon Para a été repris des SAS parachutistes de la deuxième guerre mondiale. L'original a été conçu pour le SAS, et est le résultat du projet du sergent Bob Tait, qui a été choisi parmi un nombre de créations afin de servir d'insigne à la nouvelle unité créée en Afrique du Nord en 1942.

sas-belge-1944-47-david-sterlincks.jpg La devise  "Who dares wins" vient de David Stirling  qui était à la tête et également le fondateur de cette nouvelle unité, le SAS (Special Airs Service).  L'épée représentée est la légendaire Excalibur, symbole de vérité et de justice. Au moyen-âge, elle fût utilisée par le roi Arthur pour vaincre l'occupant et les ennemis.

insignes-sas-3-1.jpg C'est l'insigne arboré par les S.A.S (Special Air Service), les troupes aéroportées dont les origines remontent à 1941 Le 17 novembre 1941, 63 parachutistes de la 8ème armée britannique, divisés en petits groupes exécutèrent une attaque simultanée sur cinq aérodromes utilisés par les chasseurs et les bombardiers allemands en Afrique du Nord. Cette opération fut un désastre total, une erreur de largage due à une tempête de sable força les parachutistes à se battre contre un ennemi grandement supérieur en nombre ce qui coûta la vie à 41 d'entre eux.Après cela, les largages en parachute furent abandonnés et ces équipes furent équipées de jeeps.L'introduction de cet insigne date de cette période, il symbolise Excalibur, l'épée légendaire du Roi Arthur avec laquelle il triomphait de tous ses ennemis. Les couleurs bleu clair et foncé ont été adoptées parce que des rameurs des universités d'Oxford et de Cambridge furent incorporés dans l'unité.La formule « Who Dares Wins » est significative de l'esprit qui animait ces équipes.

pegasus.jpg Pégase, le cheval ailé, est un des plus beaux badges militaires.  Mais qui est véritablement le cavalier de Pegase et pourquoi a-t-il été choisi comme symbole des parachutistes au cours de la guerre?  Le cavalier sur le dos de Pegase est Bellerophon.  Pégase et Bellerophon sont des personnages de la mythologie grecque.La légende de Pégase Dans la mythologie grecque, un cheval ailé jailli du sang de la Méduse lorsque celle-ci fut tuée par Persée.Ce cheval appelé Pégase, fut d'abord monté par Persée et c'est au cours d'une de ses nombreuses aventures qu'il sauva Andromède.Un jour que Pégase s'abreuvait à la source de Pirène, il fut capturé par un jeune guerrier, Bellérophon qui grâce à l'aide apportée par le cheval ailé triompha de la Chimère ainsi que des Amazones .Mais Bellérophon, grisé par ses victoires cru qu'en chevauchant le prestigieux destrier il pourrait monter jusqu'aux cieux et rejoindre ainsi les dieux sur l'Olympe, mais Pégase fut effrayé par des insectes, il se cabra, Bellérophon fut désarçonné, il tomba et mourut. Le cheval quant à lui fut recueilli dans les écuries de Zeus. D'un coup de sabot, Pégase donna naissance à la source d'Hippocrène sur le Mont Hélicon.Plus tard, Pégase fut donné aux Muses et devint ainsi pour les anciens et jusqu'à nos jours le symbole de l'inspiration poétique. Zeus baptisa également une constellation du nom de ce cheval.Le Pégase, cheval ailé couleur bleu ciel sur fond lie-de-vin capable de porter le combat par les airs fut adopté comme emblème par les troupes aéroportées britanniques lors de leur création pendant la seconde guerre mondiale.

sas-belge-1944-29.jpg Qui est Eddy Blondeel ?  Né le 9 février 1911à Bruxelles  (il est décédé le 23 Mai 2000) Son père, bien qu’ayant servi l’armée au 4ème de ligne, était dentiste.Rien ne prédispose ce jeune garçon à la destinée héroïque qui sera la sienne. Après de brillantes études universitaires d’ingénieur (1929) puis de dentiste, il est nommé Docteur en science dentaire à l’université de Chicago en 1938. Parallèlement il sert l’armée ou il intègre le 1er Rég d’Artillerie de GAND qu’il quitte avec le grade de Candidat Officier de Réserve. Il poursuit cette carrière de réserviste et est nommé lieutenant en 1938 Au moment de l’invasion il se trouve aux Etats-Units. Il file à l’ambassade Belge et se met à la disposition de l’armée.Il y provoque la gène et l’étonnement.L’ambassade rapatrie un ami médecin de BLONDEEL auquel il demande de prendre contact avec son épouse (il était marié et avait déjà deux filles). Son épouse doit décider. Si elle lui écrit qu’il fait beau il rentre, sinon il rejoint l’Angleterre et continue le combat. Elle lui écrit qu’il fait mauvais, très mauvais ! Entre-temps le gouvernement de Londres a lancé un avis de mobilisation générale enjoignant les belges à l’étranger en âge de se battre de rejoindre l’Angleterre par tous les moyens.-Un camp de transit est constitué au Canada pour les belges se trouvant outre atlantique. C’est là que sera constituée la division belge au départ de 28 hommes…Blondeel y rencontre l’un de ses futurs Lieutenants, le Slt Limbosh, fermier au Canada. Parmi ces belges expatriés en Amérique certains parlent Français ou Néerlandais, d’autres Anglais, d’autres encore Portugais. Après quelques semaines de recrutement et d’instruction par l’armée canadienne au camp de la Joliette la division en fait une compagnie tout au plus; rejoint l’Angleterre.

img27010.jpg Pendant ce voyage le Lt Blondeel voulant donner une identité au contingent "Canadien", confectionne à partir d’une toile de billard rouge de grossières feuilles d’érables que tous cousent sur la manche. Cet insigne sera encore porté jusqu’au bout de la guerre par certains volontaires belges Canadiens. Blondeel suit le stage d’officier d’infanterie dans une école Britannique C’est aussi à Malvern que le Lt Blondeel rencontre son futur ami  Georges Danloy qui sera à la tête des futurs Commandos Belges.

captdanloy.jpg Qui est Danloy ??? Nommé sir et baron, le général-major Danloy a reçu quantité de distinctions et honneurs (ordre du British Empire, Légion d'honneur,...) au long de sa longue vie de béret vert.Georges Danloy naît à Bruxelles le 9 février 1911, d'un père bijoutier et d'une mère originaire de Laneuville-sous-Huy. Plus tard, c'est dans ce hameau, en bord de Meuse, qu'il vivra jusqu'à sa mort, précisément dans l'ancienne demeure de son grand-père maternel qui fut régisseur du Prince de Ligne.A l'époque où il suit à l'ULB une licence en sciences économiques et financières, il milite dans le mouvement patriotique « La jeunesse nationale ». Probablement sous l'influence de son père, lui-même cocardier. Après son service militaire, effectué au 14e régiment d'artillerie, où il devient élève officier, il travaille dans une banque. Rappelé en 1939, il ignore encore qu'il fera carrière dans l'armée, qu'il quittera en 1970 avec le grade de général-major. 

* En 1940,il échappe à l'ennemi et embarque pour l'Angleterre ; de là le gouvernement belge en exil l'expédie en France pour y reconstituer une armée. Il finit par retourner en Angleterre où il a rendez-vous avec son destin. En 1942, alors que les commandos britanniques opèrent déjà dans les îles Anglo-Normandes, les premiers bérets belges forment la 4e troupe du 10e commando interallié, aux côtés de Français, de Norvégiens, de Polonais, de Néerlandais. Promu capitaine, Georges Danloy en reçoit le commandement. Et c'est lors du redoutable entraînement au camp d'Acknacarry, en Ecosse, que les Britanniques le surnomment « Chesty George » (Georges à la vaste poitrine).

La première patrouille de combat de la 4e troupe se déroule en décembre 1943, à Petrili, en Italie. A cette campagne succède celle de Yougoslavie : les commandos aident le maréchal Tito à se maintenir sur l'île de Vis. Autre fait d'armes des hommes de Danloy, la prise de l'île de Walcheren. Italie, Yougoslavie, Walcheren : ces trois mots sont brodés en lettres d'or sur l'étendard des commandos.

En 1944, 350 volontaires belges sont rassemblés à Bruxelles et expédiés à Acknacarry ; après sélection, 250 gonflent les rangs de la troupe. Le Hutois Jacques Delattre rencontre alors le major Danloy. C'était un meneur d'hommes extraordinaire. Nous avions tous une admiration totale pour lui. Je suis devenu son ami, ce dont je suis fier. A la fin de 1944, lors de l'offensive von Runstedt, les commandos belges ne font plus qu'une promenade militaire. Le 9 mai 1940, nous étions le long de la Baltique, près du Danemark. C'est là que nous avons appris la fin de la guerre, se souvient Jacques Delattre, près de 60 ans plus tard. 

En 1946, Georges Danloy est nommé lieutenant-colonel à 34 ans et déjà un fameux passé militaire. Il réalise à ce moment un rêve avec la création d'un camp commando non loin de chez lui, sur le site de Marche-les-Dames, où plus tard il instruira les volontaires pour la guerre de Corée. Après avoir bourlingué partout, il retrouvait les paysages de son enfance.·

L'histoire des commandos belges et la vie du général-major Georges Danloy, mort à Huy le 19 octobre 1999, se confondent. C'est au jeune capitaine qu'il était alors que le gouvernement belge a confié en 1942 le commandement de nos premiers bérets verts, formant la 4e troupe du 10e commando interallié. Ses soldats et lui ont combattu durant la Seconde Guerre mondiale en Italie, en Yougoslavie aux côtés des partisans du maréchal Tito et sur l'île de Walcheren. En 1952, le lieutenant-colonel Danloy est le premier commandant du régiment paracommando rassemblant désormais les bérets rouges et verts. Les héritiers de Chesty George, comme les Britanniques l'ont surnommé, sont par la suite intervenus notamment au Congo, à Kolweizi, au Rwanda, au Zaïre, en Somalie, etc. Depuis 1980, un musée retrace l'histoire des commandos. Il est installé dans la caserne « sous-lieutenant Thibaut » à Flawinne

 

 

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