S.A.S pionniers unités parachutiste Belge 1942/1945

Je rend hommage à nos vétérans S.A.S pionniers de nos unités. Je n’ai pas la prétention de retracer l’histoire des SAS. Les textes et témoignages sont tirés de documents, revues de la collection de Bob Schils ainsi que les photos d'album personnel et bien d'autres et internet bien sûr. 

                       

                                                Origine du non Commando 

dague.gif 1940 A l'initiative de Winston Churchill, l'Armée Britannique entreprit de former des troupes spécialisées dans les coups de main destinés à prendre par surprise des objectifs précis, mais limités.

dague.gif1940 Un commando était une unité militaire, à peu près de la taille d'un bataillon, composée de volontaires pour services spéciaux. Ils gardaient les insignes et la coiffure de leur régiment d'origine. Ils constituaient une force secrète dont le seul privilège était de trouver eux-mêmes leurs billets de logement et leurs rations, chaque unité devait son allure à son Chef de Corps. Ils logeaient chez l'habitant. Le Lieutenant-Colonel Dudley Clarke, qui fut chargé d'organiser les Commandos, fut aussi celui qui les baptisa ainsi en souvenir de la "Guerre de Boers". Il ne fait aucun doute que l'Armée Britannique a repris à son compte une dénomination dont elle avait appris toute la valeur à ses dépens durant la "Guerre des Boers", de 1899 à 1902.

dague.gif  Les "Commandos" Boers 2_BN_CDO.jpg La devise "UNITED WE CONQUER" a été reprise des Commandos de la deuxième guerre mondiale (voir le mémorial de Spean Bridge) par le créateur de l'insigne, le Padre (aumônier) Devos 1950 Portés à partir de cette date par les Comandos belges du ''Régiment Commando'' Auparavant les Commandos belges portaient, comme durant la guerre, le lion belge comme insigne de béret. L'actuel brevet A Comando ( BAC )

 

 dague.gif L'actuel brevet A c930e8715838fafc1a9fbb5f1469de51.gif Commando BAC Créé durant la seconde guerre mondiale avec différentes couleurs.Ce brevet est maintenant porté sur la manche droite avec le sommet à +/- 10 cm en dessous de l'épaule. A l'issue d'une formation dure et éprouvante ponctuée par la réussite des tests professionnels et physiques, le candidat Para Commando est autorisé à porter le béret vert. Après cette première formation il suit la formation pour l'obtention du brevet Commando durant quatre semaines où il apprend toutes les techniques de franchissements d'obstacles naturels (rochers, cours d'eaux). Durant cette formation l'aspect sera également mis sur le développement des aptitudes au combat corps à corps, sur la rusticité, l'endurance et l'esprit d'entraide.

dague.gif Le   Wings 037b5a71bc060f293e7a89e8a3f4a525.gif L’actuel brevet A Para (BAP) Ce brevet a été créé durant la seconde guerre mondiale et porté par les unités faisant partie de la brigade SAS. (Spécial Air Service). Les SAS belges ont repris cet insigne lors de l'intégration et de la création de l'unité de parachutistes dans l'armée belge. Le brevet est obtenu après avoir suivi un « ground training » (exercice au sol) permettant d'acquérir les drills d'exécutions et les réactions adéquates en cas d'incidents et après avoir exécuté au total 8 sauts répartis entre des sauts de ballon, des sauts d'avion, avec et sans matériel, tant de jour que de nuit.

dague.gif  Le béret vert des Commandos 71546c80341c590020d19f92655fd3b2.gifL'origine de la couleur Quelle couleur choisir ? Il y en avait déjà deux en service qui devaient donc être éliminées : Noir était porté par le « Royal Tank Regiment » et Rouge(lie de vin) par le « Parachute Régiment ». Le badge d'épaule du N°1 Commando représentait une salamandre verte traversant un feu formé de flammes jaunes (or) et rouges (cramoisi). Cet insigne avait été dessiné par le « Richmond Herald at the College of Arms ».  Au départ de la couleur de la salamandre, il fut décidé d'adopter le vert (bouteille) pour le béret des Commandos. Le Capitaine PUGH fut chargé de chercher comment et où il pouvait être fabriqué ? Heureusement, il y avait dans la région, près d'Ardrossan, une firme spécialisée dans la fabrication des bonnets écossais. Puggiel découvrit qu'elle fabriquait déjà les bérets pour le « Royal Tank Regiment ». Des échantillons furent produits : un modèle pour officiers et un pour les autres rangs, la seule différence étant que le bord du premier était en soie et celui du deuxième était en cuir.La phase suivante de l'opération, fut de demander l'approbation du Commandant de la Special Service Brigade , le Brigadier Bob Laycock, pour pouvoir utiliser le béret de cette couleur. Par retour de courrier, celui-ci donna son accord. Il fit un geste et décida que le N° 1 Commando serait servi en premier. Novembre 1942, pendant l’opération Torch , le débarquement en Afrique du Nord, le N°1 Commando fut la première unité à porter le béret vert Commando au combat.

 dague.gifNos fondateurs Pionniers de nos Unités A droite David Stirling 2ème à droite Edward McDonald  troisième droite Bill Kennedy extrême gauche Pte Frederick Briarprises par le capitaine Keating 18/01/1943  David Stirling fondateur des sas anglais Photo prise en 1942 dans la désert d’Afrique.

1er sas david stirling seekings-rose-le-colonel-stirling-et-cooper-notez-la-crete-sas-sur-la-porte-johnny-cooper-photo-de-l-un-des-originaux-l-histoire-d-un-membre-fondateur-de-la-sas.jpg

                   Seekings, Rose, le colonel Stirling et Cooper. Notez la crête SAS sur la porte.

Sir David Stirling l'aristocrate non conformiste qui a fondé les SAS,La vie extraordinaire d'un homme qui a inventé et a vécu par la phrase "Qui ose gagne" . Stirling, qui avait été jeté hors de Cambridge pour le jeu et l'alcool, était de 26 quand il est venu avec l'idée de «forces spéciales», comme il a servi dans les commandos de la Seconde Guerre mondiale.  frustré et ennuyé par le manque d'action, il persuada officiers supérieurs de le laisser monter une petite force clandestine d'infliger la terreur et la destruction sur les lignes allemandes en Afrique du Nord.Malgré de nombreux revers, son unité rag-tag de l'ordre de 60 Misfits a continué à détruire plus de 400 avions, des centaines de véhicules et des milliers de tonnes de carburant et de munitions. Depuis lors, le Spécial Air Service a pris part aux opérations en Afghanistan, le Vietnam et les Malouines. Son heure de gloire dans l'histoire récente est venue pendant le siège de l'ambassade d'Iran à Londres en 1980, lorsque 30 soldats libérés 24 otages. David Stirling a été la force motrice derrière le groupe clandestin qui a fixé la norme pour toutes les forces spéciales..Stirling était un homme de vision et un homme d'action.  Lorsque la guerre a éclaté en 1939.Il a rejoint les Scots Guards et en Juin 1940 s'est porté volontaire pour le nouveau n ° 8 Commando.L'équipe a été dissoute mais Stirling était convaincu qu'une petite équipe de soldats hautement formés avec l'avantage de la surprise pourrait être efficace. 1941 le SAS a été formé. Stirling a choisi les hommes lui-même, dont beaucoup étaient trop gênant pour servir dans d'autres sections de l'armée. Ils comprenaient francs-tireurs comme Blair Mayne, un buveur de rugby international et lourd irlandais, Lewes Jock, un ancien président de Oxford University Boat Club. Stirling équipé sa force avec les fournitures qu'il a emprunté ou volé d'autres régiments. Émergent du désert, l'équipe a lancé des attaques surprises sur les aérodromes et les dépôts avant de disparaître dans les dunes. L'équipe a été si efficace et discret que le feld-maréchal Rommel surnommé Stirling le "Phantom Major". Hitler a proclamé que les militaires alliés capturés sur les opérations spéciales devraient être abattus plutôt que prisonnier et une récompense de 100.000 Reichmarks a été mis sur la tête de Stirling. Cependant, Stirling échappé que le destin lorsqu'il a été capturé par les Allemands en 1943. Il a également échappé à la captivité quatre fois avant d'être envoyé au château de Colditz, où il a passé le reste de la guerre.Stirling a été anobli en 1990 et il est mort plus tard cette année 75 ans.Une statue à son ancienne maison, Doune, Perthshire, se présente comme son mémorial.

                                 Historique    en quelques dates. 

dague.gif8 mai 1942 Création des Parachutistes Belges par le Capitaine Blondeel

dague.gif 21 juillet 1943  La reconnaissance officielle et la remise des bérets lie de vin avec insigne SAS, se clôture par une parade dans les rues de Londres.

Le béret lie de vin beret-diest-1.jpg Le béret lie de vin Le 1 Bataillon Parachutiste porte le béret rouge "lie de vin" et l'insigne des SAS parachutistes de 1944. L'insigne de béret La devise de l'unité est "Who dares wins".L'insigne du 1er bataillon Para a été repris des SAS parachutistes de la deuxième guerre mondiale. L'original a été conçu pour le SAS, et est le résultat du projet du sergent Bob Tait, qui a été choisi parmi un nombre de créations afin de servir d'insigne à la nouvelle unité créée en Afrique du Nord en 1942. La devise  "Who dares wins" vient de David Stirling, qui était à la tête et également le fondateur de cette nouvelle unité, le SAS (Special Airs Service).  L'épée représentée est la légendaire Excalibur, symbole de vérité et de justice. Au moyen-âge, elle fût utilisée par le roi Arthur pour vaincre l'occupant et les ennemis.

insignes-sas-3.jpgC'est l'insigne arboré par les S.A.S (Spécial Air Service), les troupes aéroportées dont les origines remontent à 1941 Le 17 novembre 1941, 63 parachutistes de la 8ème armée britannique, divisés en petits groupes exécutèrent une attaque simultanée sur cinq aérodromes utilisés par les chasseurs et les bombardiers allemands en Afrique du Nord. Cette opération fut un désastre total, une erreur de largage due à une tempête de sable força les parachutistes à se battre contre un ennemi grandement supérieur en nombre ce qui coûta la vie à 41 d'entre eux.Après cela, les largages en parachute furent abandonnés et ces équipes furent équipées de jeeps.L'introduction de cet insigne date de cette période, il symbolise Excalibur, l'épée légendaire du Roi Arthur avec laquelle il triomphait de tous ses ennemis. Les couleurs bleu clair et foncé ont été adoptées parce que des rameurs des universités d'Oxford et de Cambridge furent incorporés dans l'unité.La formule « Who Dares Wins » est significative de l'esprit qui animait ces équipes.

Pégase, le cheval ailé, est un des plus beaux badges militaires.  Mais qui est véritablement le cavalier de Pégase et pourquoi a-t-il été choisi comme symbole des parachutistes au cours de la guerre?  Le cavalier sur le dos de Pégase est Bellerophon.  Pégase et Bellerophon sont des personnages de la mythologie grecque.La légende de Pégase Dans la mythologie grecque, un cheval ailé jailli du sang de la Méduse lorsque celle-ci fut tuée par Persée.Ce cheval appelé Pégase, fut d'abord monté par Persée et c'est au cours d'une de ses nombreuses aventures qu'il sauva Andromède.Un jour que Pégase s'abreuvait à la source de Pirène, il fut capturé par un jeune guerrier, Bellérophon qui grâce à l'aide apportée par le cheval ailé triompha de la Chimère ainsi que des Amazones .Mais Bellérophon, grisé par ses victoires cru qu'en chevauchant le prestigieux destrier il pourrait monter jusqu'aux cieux et rejoindre ainsi les dieux sur l'Olympe, mais Pégase fut effrayé par des insectes, il se cabra, Bellérophon fut désarçonné, il tomba et mourut. Le cheval quant à lui fut recueilli dans les écuries de Zeus. D'un coup de sabot, Pégase donna naissance à la source d'Hippocrène sur le Mont Hélicon.Plus tard, Pégase fut donné aux Muses et devint ainsi pour les anciens et jusqu'à nos jours le symbole de l'inspiration poétique. Zeus baptisa également une constellation du nom de ce cheval.Le Pégase, cheval ailé couleur bleu ciel sur fond lie de vin capable de porter le combat par les airs fut adopté comme emblème par les troupes aéroportées britanniques lors de leur création pendant la seconde guerre mondiale.

dague.gif 27 juillet 1942 Une "Troop" belge (N° 4) commandée par le Capitaine Georges Danloy  est créée au sein du 10e Commando Inter-Allié en Grande-Bretagne.Sept Officiers et une centaine de Volontaires recrutés parmi les unités des Forces Belges en Grande-Bretagne subissent un entraînement sévère au "Commando Basic Training Center" d’Achnacarry en Écosse.

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 dague.gif"4th Troop " commandée par le Capitaine Georges Danloy y conquiert le béret vert. A l’issue de cette formation, la "Troop" belge s’installe à Abersoch dans le nord du Pays de Galles pour y poursuivre son entraînement. Elle effectue également des séjours à Portsmouth et Plymouth (entraînement amphibie) et à St Ives (assaut de falaises).

dague.gif12 janvier 1942 Les premiers volontaires belges sont reçus à Althringham par le commandant de la base. Les jours suivants ils reçevront l'instruction de base du saut en parachute et effectueront leur premier saut. Après avoir effectué le nombre de sauts prévus pour l'obtention du brevet, ils n'étaient plus que huit. Parmi eux le sergent Bob Schils.

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                 Bob devant avec le casque                             Bob Schils 2 ème à partir droite

dague.gif Septembre 1943 La "4e Troop" rejoint l’Afrique du Nord (dans la région d’Alger) et passe à la 2e Brigade Commando

dague.gif Octobre 1943 Ramenée en Belgique , la "4th Troop" prend part à partir du 1er novembre, en première vague d'assaut à la conquête de l’île de Walcheren qui est libérée après de violents combats.

dague.gif Janvier1945 La troupe est renforcée par 250 nouveaux Commandos belges, recrutés en Belgique en automne 44 et qui arrivent d’Achnacarry

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 1942-camp-d-acknacarry-centre-entrainement-des-commandos-pdt-la-derniere-guerre.jpg Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 284

                                                                                                                 Achnacarry

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 dague.gif La formation à Achnacarry n'étaient pas à produire des bandes de desperados et assassins qui n'ont pas la discipline et le respect de soi, mais au contraire pour produire ajustement, dur, soldats disciplinés qui, tout en obéissant aux ordres sans aucun doute, étaient à la fois intelligent et bien en mesure de procéder de sa propre initiative en l'absence de commandes. Self-dicipline de premier ordre était la base fondamentale de la formation. Une des premières exigences était de former les hommes à speedmarch seven miles à l'heure,c'est à dire avec armes,munitions et équipement personnel et pour compléter un parcours du combattant impliquant des tirs précis de leurs armes. Avec cette excellente formation naturelle à portée de main, l'escalade de la roche-faces et les montagnes , la traversée de rivières à courant rapide, l'utilisation de tous les types de bateaux et landingcrafts sur le Loch Lochy. Pas plus que l'utilisation de balles réelles et des explosifs qui ont fourni réalisme et baptême du feu .Une caractéristique unique de la formation Achnacarry a été l'introduction du «moi et mon copain 'principe, chaque individu fait équipe avec un autre. Ensemble, ils ont fait face au cours, dans les tourbières, la neige, la bruyère, les roches et l'eau ainsi que d'autres risques comme une équipe de deux. Une priorité élevée a été placé sur le handeling qualifiés de toutes les armes, britannique, allié et l'équipement de l'ennemi capturé, ainsi que l'adresse au tir. Techniques de campagne, l'art de se déplacer à travers tous les types de pays invisible et inaudible, dans la vieille manière d'un braconnier, était également un sujet de base, largement pratiquée par jour et par nuit. Au Achnacarry, les hommes, avec leurs visages noircis, ont appris «Pour gagner honneur clair de la lune palefaced». 

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dague.gifAvril 1945 La Troupe devenue "Unité Indépendante Commando" rejoint la "1ère Brigade Commando" dans le nord de l’Allemagne et prend le titre de "Regiment Commando".  Trilingue, la "4th Troop" était composée de Belges francophones, néerlandophones et anglophones venant de pays anglo-saxons, la langue véhiculaire au sein du "N° 10 Inter-Allied Commando" était l’Anglais.

dague.gifA fin de la guerre 40-45 Les Commandos belges prirent leurs quartiers en Allemagne dans la région de Lübeck. Quelques Volontaires venus rejoindre l’Unité Commando en Allemagne exécutèrent leur camp commando au bord de la mer Baltique dans le Schleswig-Holstein. C’est à la fin de ce camp que furent décernés les premiers brevets commandos d’après-guerre.

dague.gifAvril 1945 Fin de la guerre pour les  SAS Belgesils  . Après ce modeste premier groupe, d'autres compatriotes suivront leur exemple. De là naîtra la première compagnie de parachutistes indépendants.

dague.gifIncorporés en décembre 1945 passent à l’époque aux Commandos à la citadelle de Namur. Organisassions du camp commando à Marche-les-Dames dont le cadre convient admirablement aux critères qu’exige cet entraînement particulier : rochers, plans d’eau, terrain boisé et accidenté. Des pistes d’obstacles sont créées et notamment les pistes "Stamina" et "Do or Die" d’Achnacarry sont reconstituées. Ils sont aidés par des prisonniers allemands fournis par le Commandement de la Province de Namur contre rémunérations.

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dague.gif1947 Le Capitaine Van der Heyden est chargé de fonder une école de parachutisme militaire en Belgique.

dague.gifIl envoie Bob Schils  et six autres parachutistes à la"Parachute Training School" à Upper-Heyford (UK) pour suivre la formation et obtenir le brevet de Despatcher (Instructeur de saut)

dague.gifFévrier 1947 Deux autres groupes retournent en Angleterre afin d'apprendre les techniques de pliage et de réparation des parachutes mais aussi pour se familiariser à l'usage du ballon

dague.gif2 septembre 1947 les miliciens du 5ème Escadron 46 commandé par le Commandant Bem A. De Smidt, commencent l’entraînement avec bon espoir d’obtenir leurs « Wings ». Ils obtiendront leur brevet avec cinq sauts d’avion, le ballon n’étant pas encore en service!

dague.gif1947 Ouverture officielle du centre entrainement Parachutiste EFP à Schaffen dont les 9 premiers dispatchers ( B Schils – E Champion- E Scholliers- B Cruybekk- F Vanderveken- M Colleyn- O Dewaele-R Vandeperre- H Williot  urlé « OK Wiiiiiinch… » pour signaler à l’opérateur du treuil que le dernier sautait.

Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 264

dague.gif11 septembre 1947 un stick d’une vingtaine d’hommes exécute le premier saut d’avion sur la plaine de Schaffen sous la direction des dispatchers Schils, Scholliers et Dewaele. Le Sous-Lieutenant Marcel Vlaminck, futur colonel et commandant du 3 Para se trouvant parmi eux, a raconté l’événement quelques années plus tard.

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                1947 Le premier saut d'avion (de Dakota) au dessus de Schaffen.

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dague.gifAoût 1953 Après pas mal de pérégrinations via Tervuren , Westmalle, Poulseur et Bourg Léopold.Les hommes du 1er Bn Para, les héritiers légitimes des SAS Belges, établissent leurs quartiers à la Citadelle de Diest.

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                                           Caserne de Diest                     Porte de Siechem

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                                                                                           Entrée caserne Diest

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                           Schaffen                                 Marche Les Dames ( Guéritte a gauche )

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                       Marche Les Dames tentes 1947

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                                                   Bredene

                              Commando bérêt vert class 1952

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                            1956 Rappel: les Paras belges sautent avec un parachute de réserve.

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                         Schaffen 1924                                           Schaffen 1955

      Un peu d'histoire...Extrait d'un récit

dague.gifIl n'y avait pas de parachutistes en Belgique avant guerre. Notre armée était la même qu'en 14-18, à peu de choses prêt.

dague.gif Les unités Para-Commandos actuelles sont nées en Angleterre pendant la guerre. Leur maintien après guerre fut un des combats de Blondeel et de Danloy face à la bureaucratie poloticienne typiquement Belge.

dague.gif Les SAS Belges sont mis de côté ils sont réservés pour les opérations avenir, en Belgique, ça ne leur plait pas, mais c’est de bonne guerre. A la surprise de tous Le Brigadier Mc Leod informe le Cpt Blondeel que les autorités Belges refusent que des SAS Belges soient parachutés en Belgique Blondeel n’y comprend rien . Il parcourt les bureaux et couloirs des bâtiments occupés par le Gouvernement Belge de Londres à la recherche de celui qui est à l’origine d’une telle ineptie, mais ne le trouve pas.Avant même d'avoir affronté les Allemands, le Cpt Blondeel commence a découvrir de nouveaux ennemis, la bureaucratie et le monde politique.Mc Leod lui-même ne comprend rien Il obtient du Gouvernement Français l’autorisation d’utiliser des SAS Belges sur le territoire Français. Peu après le débarquement 3 premières missions sont larguées en Normandie

dague.gifLeur mission surveiller les axes routiers Paris-Normandie, Paris le Mans, Orléans-Bretagne, renseigner, et dans un second temps harceler l’ennemi par des attaques de troupes, de convois et de dépôts.

dague.gif La nuit du 10 Août le Lt Debefve prépare une embuscade à la sortie du village de La Fleche. 30 Allemands y sont tués et le premier SAS Belge y perd la vie, le Sdt Carette. A partir de ce moment les opérations vont se succéder à une vitesse folle, à la mesure de l’avancée des alliés en France.

dague.gif14 squads Belges en tout seront largués en OP en France. Leurs missions : renseignement, contact avec la résistance locale, sabotage, harcèlement, désorganisation.

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 sas-belge-1945-30.jpg Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 10

dague.gif Dès qu’ils sont rejoints par les troupes au sol, les SAS rejoignent l’Angleterre. Certains pour se rééquiper et effectuer une seconde mission dans la foulée. Mais le mystère de l’interdiction de pénétrer sur le territoire Belge subsiste toutefois. (il ne sera jamais élucidé…) Blondeel décide de contourner le problème à sa manière.Le Lt Renkin, est parachuté en mission avec son squad dans les Ardennes Françaises toujours occupées.Lors d’un contact radio depuis l’Angleterre, le Cpt Blondeel lui demande ; parallèlement à sa mission initiale ; d’effectuer une infiltration et de passer la frontière Belge dans les Ardennes, puis de reprendre contact.Renkin s’exécute et sera donc le tout premier Belge a pénétrer sur le territoire national. Il se localise auprès de Blondeel . Ce dernier demande ensuite au Brig. Mc Leod l’autorisation d’être parachuté avec un squad à l’endroit ou se trouve Renkin (le maquis de Gedinne)Mc Leod lui demande de localiser l’endroit sur une carte.Mc Leod s'exclamme : mais …. C’est en Belgique !Blondel : ah ?!, je n’avais pas remarqué.Mc Leod : et bien,… disons que je ne l’ai pas remarqué non plus ! Les squads SAS Belges vont dès lors entrer en action, au devant des alliés, en Belgique.Ils sont largués sur Gedinne (Blondeel ), Bois Saint Jean , près de SPA et dans le Limbourg Flamand.

dague.gif Le squad du Lt Van der Heyden atterrit même par erreur près de Monschau (Monjoie) en …Allemagne, tout près de la forêt de Huertgen qui deviendra célèbre un peu plus tard.Ils seront ; sans le vouloir ; les premiers a mettre les pieds dans le grand Reich.Ils devront s’exfiltrer en traversant la ligne Siegfried, à l’envers, pour rejoindre leur zone de mission à Solwaster (tiens, ça c’est à 10’ de chez moi).Alors que les squads Belges sont passés à l’action, Blondeel reçoit via la Brigade SAS un message de la 2è section de la Défense nationale à Londres , étonnée de sa présence en Belgique et l’enjoignant de trouver le Cdt Bastin, comandant de la zone « V ».Il le trouve dans la région de SOMME-LEUZE. Bastin est étonné et ne savait rien de l’ordre donné par la Défense à Londres (re ???). Il est cependant heureux de ce soutien providentiel des SAS. Il est décidé que leurs nouvelles bases d’action seront Chevetogne et Rendeux.Ils vont ensemble nettoyer la zone.Blondeel donne ces ordres de regroupement à ces hommes restés à Gedinne mais la brigade SAS a déjà donné les siens.Tous les squads en opérations doivent rejoindre ASAP (as soon as possible) l’Angleterre.On rassemble les forces pour les opérations avenir sur la Hollande… Se rendant à Bruxelles ou il avait fixé rendez-vous à tous ses paras en fin de mission, il apprend que les Lt LIMBOSCH, son ami des débuts, et le Sgt MELSENS sont tombés dans le Limbourg Flamand.

Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 301  1941-au-camp-la-juliette-au-canada-sgt-van-de-velde-lt-blondeel-cdt-ganshof-van-dee-meersch-slt-limbosch-capt-andre-slt-callens-sgt-borguet.jpg

* 1941 Au camp la juliette au canada sgt Van De velde - Lt Blondeel Cdt Ganshof- Van de Meersch -slt Limbosch- Capt André- SLt Callens -Sgt Borguet 

dague.gif  Mai 1940 la Belgique a une armée désuète totalement déforcée par une politique trop optimiste et trop confiante - Le gouvernement avait affaibli l’armée mais pas l’esprit combatif du soldat Belge. Nous assistons-nous à des résistances téméraires, voire suicidaires, ou des moyens humains et matériels ainsi que des techniques de combat totalement disproportionnés sont opposés, comme sur la LYS. Des Régiments comme le 12 Li, le 13 Li, les Régiment des Chasseurs Ardennais s’illustrent dans la débâcle générale. Ils payeront le prix fort. 88% de pertes pour le seul 12 Li. Ce Régiment n’existe plus après 18 jours. Quelques hommes décidés vont poursuivre le combat dans la clandestinité sur le territoire national. Ils formeront ce qu’on appellera bien plus tard, l’armée « blanche »D’autres ont entendu un appel venu d’outre manche et ont cru que le combat restait possible à partir de l’Angleterre.Certains de ses hommes vont constituer le 5th Belgian SAS. La plupart n’avaient jamais entendu parler de parachute.La majorité n’avait même pas d’expérience militaire particulière. Mais ils ne voulaient pas laisser tomber et ils voulaient être les premiers à revenir en Belgique la tête haute

DagueQui est Eddy Blondeel?  Né le 9 février 1911à Bruxelles  (il est décédé le 23 Mai 2000) Son père, bien qu’ayant servi l’armée au 4ème de ligne, était dentiste.Rien ne prédispose ce jeune garçon à la destinée héroïque qui sera la sienne. Après de brillantes études universitaires d’ingénieur (1929) puis de dentiste, il est nommé Docteur en science dentaire à l’université de Chicago en 1938. Parallèlement il sert l’armée ou il intègre le 1er Rég d’Artillerie de Gand qu’il quitte avec le grade de Candidat Officier de Réserve. Il poursuit cette carrière de réserviste et est nommé lieutenant en 1938 Au moment de l’invasion il se trouve aux États-Unis. Il file à l’ambassade Belge et se met à la disposition de l’armée.Il y provoque la gène et l’étonnement.L’ambassade rapatrie un ami médecin de Blondeel auquel il demande de prendre contact avec son épouse (il était marié et avait déjà deux filles). Son épouse doit décider. Si elle lui écrit qu’il fait beau il rentre, sinon il rejoint l’Angleterre et continue le combat. Elle lui écrit qu’il fait mauvais, très mauvais ! Entre-temps le gouvernement de Londres a lancé un avis de mobilisation générale enjoignant les belges à l’étranger en âge de se battre de rejoindre l’Angleterre par tous les moyens.-Un camp de transit est constitué au Canada pour les belges se trouvant outre atlantique. C’est là que sera constituée la division belge au départ de 28 hommes…Blondeel y rencontre l’un de ses futurs Lieutenants, le Slt Limbosh, fermier au Canada. Parmi ces belges expatriés en Amérique certains parlent Français ou Néerlandais, d’autres Anglais, d’autres encore Portugais. Après quelques semaines de recrutement et d’instruction par l’armée canadienne au camp de la Joliette la division en fait une compagnie tout au plus; rejoint l’Angleterre. Pendant ce voyage le Lt Blondeel voulant donner une identité au contingent "Canadien", confectionne à partir d’une toile de billard rouge de grossières feuilles d’érables que tous cousent sur la manche.

Cet insigne sera encore porté jusqu’au bout de la guerre par certains volontaires belges Canadiens et provoquera d’ailleurs une confusion historique pendant la bataille des Ardennes.Ce sont en effet les SAS de BLONDEEL qui pénètrent à Bande le 11 janvier 1945 et y découvrent les 31 civils massacrés.Il sera longtemps rapporté par les témoins civils que le village fut libéré par les Canadiens. C’est à Malvern que le détachement de « canadiens » Belge sera installé à son arrivée en Angleterre. Au débarquement on leur demande si ils parlent Français ou Néerlandais, BLONDEEL répond : anglais.Les problèmes d’intégration des « canadiens »commencent. Ils sont tenus de se mettre à l’heure Belge (grades, commandements, langue, traditions) Blondeel suit le stage d’officier d’infanterie dans une école Britannique C’est aussi à Malvern que le Lt Blondeel rencontre son futur ami Georges Danloy qui sera à la tête des futurs Commandos Belges

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                                                                                              Général-Major Danloy

L’unité Belge est organisée en bataillons. Les jours d’entraînement se suivent et se ressemblent, l’ennui se fait rapidement ressentir. Blondeel apprend que vingt hommes du 1er bataillon ont suivi un stage parachutiste. 8 seulement ont obtenu le brevet.

  sas-belge-1944-12.jpg  sas-belge-1944-5.jpg  Bernard lavenne ancien para de 1956 a 1960 10

para-le-ballon-ds-son-mooring-bed-9.jpg Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 63 

* Blondeel obtient les autorisations de la hiérarchie et demande à Limbosh de préformer 20 volontaires.

26 Février 1942 on met les moyens et 18 reviennent brevetés du Parachute Training School de Ringway

  jumpani.gif para-1.gifpara-1.gifBernard lavenne ancien para de 1956 a 1960 7

Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 279 sas-belge-1944-13.jpg

  sas-belge-1944-48.jpg   Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 43

                                        L’aventure parachutiste commence.

dague.gifBlondeel et 19 autres candidats suivent, ils reviennent tous brevetés et reçoivent les éloges particuliers des instructeurs de la RAF.Blondeel décide de convaincre toute sa compagnie de suivre le mouvement. Tous acceptent sauf deux….Blondeel est nommé Capitaine parachutiste. C’est la naissance des paras du Captaine « Blunt »...

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                            Prêt à sauter avec le kit-bag

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-dague.gifLes volontaires se multiplient et se joignent aux « canadiens » des débuts. Il y a là des évadés de Belgique, des camps d’Allemagne et d’ailleurs. Pour la plupart ils ont transités par l’Espagne et leurs prisons et le célèbre camp de Miranda A Del Ebro.L’intégration des paras au sein même des Airbornes Britanniques est exclue, ils le savent. Heureusement, à la demande des Britanniques, le Ministre de la Défense Rolin ordonne la création de deux compagnies spécialisées, l’une de Parachutistes l’autre de Commandos ( Maj Danloy ). 

1942 sas-belge.jpg Le n°10 I A Commando fut créé au printemps, il comprenait des « Troops » +/- une centaine d’hommes de différentes nationalités et  chaque troupe avait son numéro. 

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 camp-friz-hill-la-commanderie-des-templiers.jpg  Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 217 

                                           1941 les 1er volontaires belges au camp Juliette Canada

  dague.gif L’unité parachutiste s’appellera d’abord « D Parachute Company, 2nd Bataillon Belgian Fusiliers » et ensuite « Belgian Independent Parachute Company » et sera installée dans la ferme manoir de Fritz Hill . C’est d’abord le Commandant Thise qui sera désigné au commandement de la compagnie parachutiste c’est un ancien Cycliste Frontière (unité d’élite au moment de l’invasion) mais ce dernier, malgré son âge, a voulu suivre l’entraînement parachutiste et se blesse sérieusement à la colonne vertébrale lors du troisième saut. C’est donc le Cpt Blondeel qui prend le commandement A.I. jusqu’en Mai 1943.

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                        Paras belges a Londres 21 juillet 1943 1an après porteront le casque Para

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                               1943 Flasschoen Rotchild Demoor Carmes Deom Carette Temmerman

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                            1943 Radino-Limbosch-Vander-Heyden-f Limbosch-Kirschen-Renkin

dague.gif Il en sera toujours considéré comme le vrai chef étant donné qu’il a dirigé la compagnie au moment le plus crucial et qu’il en fait ce qu’elle est devenue au sein des SAS par la suite. Il prendra plus tard le commandement officiel de l’unité.S’en suit une période ou le gouvernement Belge de Londres oublie totalement leur existence. Ils n’existent pas et sont livrés à eux-mêmes.Mais Blondeel est là pour maintenir le moral et le niveau. 

sas-belge-1944-21.jpg Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 208

dague.gifIls reçoivent finalement la visite d’un Général en inspection.Ils lui proposent une démonstration de combat de rue. Technique et drills appris des Anglais durant leurs entraînements mais totalement ignorés par l’armée belge à l’époque.Blondeel continue l’entraînement et fait de sa compagnie une belle machine de guerre.

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 sas-belge-1944-16.jpg  sas-belge-1944-33.jpgsas-belge-1944-46.jpg sas-belge-1944-22.jpg

dague.gif Il suit lui-même tous les cours et formations possibles et utiles dans les écoles britanniques. Il fait de même avec ces hommes dont il fait rapidement des spécialistes. Lorsqu’il va suivre, avec une partie de son effectif, le cours d’endurcissement et de guérilla à Interlochy-Castle en Écosse ils sont remarqués par l’état major Britannique et particulièrement bien côtés. Mais du côté du gouvernement Belge, toujours rien…alors que les SAS de la France libre et les Anglais de Stirling se sont déjà illustrés en Afrique du Nord.Il tente alors par tous les moyens d’intégrer son unité aux troupes aéroportées alliées.Il prouve la valeur de ses hommes qui sera remarquée de tous à tel point qu’on lui propose même un stage au sein du 8th Parachute Bataillon de la 6th Airborne.

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 sas-belge-1944-24.jpg   sas-belge-1945-blondeel-12.jpg 

dague.gifAprès plusieurs nuits d’exercices clôturés par une marche de 80 km le Commandant de bataillon, très satisfait, lui déclare cependant …mais que ferions nous d’une seule compagnie ?? Suivent ensuite des machinations et autres manœuvres de la course à « qui aura la meilleure unité, qui se fera remarquer, qui sera engagé» comme celle du Col Piron qui commande le groupement qui prendra le nom de « libération » et qui libérera notamment la côte fleurie après le débarquement.Ce dernier propose de démanteler la compagnie de Blondeel pour disperser ses spécialistes reconnus dans ses propres unités comme « petites troupes de choc ». Blondeel comprenant immédiatement que cela signifierait la fin des parachutiste Belges, intervient discrètement en haut lieu et obtient l’annulation du projet. Le Col Piron gardera, jusque longtemps après la guerre, une rancœur tenace à l’égard des parachutistes. Il tentera, encore après guerre, de mettre un point final à leur existence. Finalement les succès des SAS en Afrique du Nord poussent d’EM alliés à créer une brigade SAS interalliée. ce sera enfin le salut et la valorisation de l’unité Belge qui est intégrée ; grâce encore une fois à l’acharnement du Cpt Blondeel et à la valeur incontestable des ses hommes à la brigade SAS du Brigadier Mc Leod. A partir de ce moment l’entraînement déjà poussé va devenir démentiel à Loundoun Castel ou ils sont installés en Écosse.

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  sas-belge-1944-44.jpg  Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 47

dague.gifL’unité est composée à ce moment de deux régiment Britanniques (1st et 2nd SAS), de deux bataillons Français FFL (3rd et 4th SAS) et d’une compagnie Belge (5th SAS) d’autres nationalités, moins nombreuses, comme des Hollandais seront répartis avec les Belges.

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                                            Les S.A.S Belge seront les premiers à porter le casque Para en 1944

dague.gifLe Brigadier Mc Leod se retrouve à la tête d’une brigade de combattants exceptionnels.Mais tous ces hommes étaient avant tous des individus, avec une forte personnalité, venus de tous les horizons.A travers son passif et son entraînement, chaque sous unité, Belge, Française ou Anglaise s’était soudée pour devenir une unité constituée solide.Il fallait maintenant pouvoir gérer ce potentiel formidable et le fondre en une seule unité magnifique.Une poignée d’entre eux a déjà fait ses preuves en Afrique du Nord. Les premiers « Fantassins de l’air » Français et les SAS de STIRLING, le prédécesseur de Mc Leod tombé entre les mains de l’ennemi lors d’un raid LRDP, emprisonné à la forteresse de Coldiz.  

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Témoignage  : …les Belges sont magnifiques. Ils parlaient Anglais et certains, engagés au Canada, parlaient fort peu Français ou Flamand. Leur discipline était admirable l'Etat major les adorait. Leur chef, Edy Blondeel, était un des meilleurs chefs de corps auxquels j’ai jamais eu affaire.… Les SAS avaient besoin d’être bridés. Comme on peut l’imaginer, les ordres étaient reçus différemment par les trois groupes.D’une façon générale, les Belges faisaient ce qu’on leur disait, les Britanniques faisaient ce qu’on leur demandait si ça leur convenait, les Français perdaient l’ordre ou prétendaient ne jamais l’avoir reçu. Après un temps, les choses s’arrangèrent, et mon Etat Major mit au point des techniques adaptées pour traiter avec ces équipes mal assorties et profondément individualistes…Ca y est !! C’est le jour J -1, les premiers éléments de la Brigade SAS sont parachutés sur la France.Ils furent les premiers parachutistes à toucher le sol de France.Le premier à tomber sur sa terre natale est le Caporal Emile Bouetard,

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                     Paras belge à Friz Hill

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L’héritage des chefs (Lt Col Blondeel et Lt Col Danloy) De nombreux hommes ont laissé une trace indélébile dans l’histoire militaire de notre pays,  certains noms, comme les Lt Col Blondeel, Danloy et le Général Piron, sont restés de véritables icônes pour les soldats d’aujourd’hui.-Après la guerre, l’armée a vu naître une armée totalement différente de celle de mai 1940, profondément empreinte de la marque Britannique.

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             Lt Colonel Blondeel                        Général Piron                     Aumonier-Jountain

dague.gif L’énergie de quelques hommes, comme entres autres, celle des Lt Col Danloy et Blondeel , vont permettre la mise en place d’une unité d’élite de Para-Commando, née avec eux en Angleterre. La Belgique n’a plus connu de conflit après 1945 et l’utilité même d’une armée est mise en cause par certains « doux rêveurs », alors que ferait-on d’une unité « Commando parachutiste » ??!

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dague.gif-Cette belle unité, mondialement reconnue pour ses qualités, est toutefois née contre vents et marrées, même si le spectre de la dissolution a continué à planer de tous temps, et continue de menacer une armée continuellement remaniée et dégraissée de nos jours. Ce sont d’abord deux unités bien distinctes de Commandos (bérets verts) non breveté parachutistes et de parachutistes (bérets amarantes) non brevetés commando, qui s’installent dans leurs quartiers et fonctionnent ensemble mais…parallèlement. Ils n’ont alors plus cette vocation SAS telle qu’on l’entendait en 44 mais plutôt celle d’infanterie d’élite .

dague.gif-Les premières structures seront le 2Bn CDO et le 1Er Bn Para directes héritières des unités d’Angleterre-Se pose alors le problème de combiner des opérations avec des gens qui ne sont pas formés au parachutisme et d’autres qui ne le sont plus aux techniques Commandos. Certains Commandos, soumis à un entraînement et à une formation particulièrement rude, qualifiant les autres de simples « fantassins parachutés »-1952 il est alors décidé que chaque unité gardera sa couleur de béret et ses traditions, mais sera fondue en un « Régiment » ou tout homme suivra une formation commune, complète et particulièrement poussée.

dague.gif Nous avons à l’époque toujours une colonie le Congo Belge et une présence militaire y est souhaitée. Les Commandos sont tout désignés. Le 4 Bn Cdo y est créé. Il deviendra par la suite un Bataillon de réserve.En 1959 le Congo obtient son indépendance.Il ne faudra pas longtemps pour que des troubles éclatent et rappellent à certains l’utilité d’une force d’action rapide et mobile. En 1964 les Para-Commandos sont largués sur Stanleyville et Paulis avec les troupes US. Leur intervention efficace et rapide sauvera des milliers de vies.Ce sera cependant le dernier saut opérationnel du Régiment. D’autres déploiements opérationnels suivront, jusqu’à nos jours, mais plus de largages. Des deux bataillons initiaux le Régiment s’est étoffés au fil des ans par l’ajout de nouvelles unités ; 4 Btn Cdo (ensuite réserve), 3 Bn Para, Escadron Recce para, Batterie Para-Commando et une compagnie ESR équivalent des SAS de 44 appelés de nos jours Spécial Forces. Cette structure a encore évolué de nos jours avec la disparition de certaines unités telle que le 1 para et l’escadron recce, mais ça…c’est une autre histoire.

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                                               Marches les Dames 1943

dague.gif  A l’époque ça a légèrement changé de nos jours chaque candidat ayant satisfait aux tests de sélection suivait une formation de base de Para-Commando à Marche-les-Dames, au camp de Warthet durant 3 mois. Le rythme y est soutenu mais progressif. On développe le physique et le « spirit » nécessaire pour la suite du programme. Ensuite le candidat « descendait » au Château à la « compagnie Camp » pour y suivre sa formation de Commando durant 4 semaines.

dague.gif Ces 4 semaines se font dans le respect des traditions d’ Écosse. On dors très peu et sur des paillasses de paille, en tente, au pied du Château d’Arenberg

.dague.gifLes exercices, escalades, marches, instructions, franchissements d’obstacles naturels, rivières, rochers, combat rapproché, se suivent à un rythme infernal

dague.gif La 4 ème semaine a lieu le raid final de synthèse.

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                                          Le site de Marche-les-Dames avec le Château d'Arenberg

70-m-du-sol melling SAS BELGE A MARCHE LES DAMES

          La dague Commando Fairbanks skies fait toujours partie de la panoplie par tradition.

39-remise-du-commandement-a-marche-les-dames. piste-obstacles-1946-faite-avec-les-moyens-de-bord.jpg marches-les-dames-pistes-obstacles-et-rochers

                                                    Piste-obstacles-1946 faite avec les moyens de bord

Au bout : le béret de couleur vert ou rouge selon l’unité d’affectation et le brevet Commando Ensuite direction Schaffen au Ce Para pour le brevet para pendant 4 semaines. On y mange bien et surtout on y récupère des 4 semaines de camp. 8 sauts. 5 de ballon dont avec matériel , 3 d’avion dont 1 de nuit. On y pratique encore le saut de ballon captif dans la tradition de Ringway.

                                         Tervuren en Novembre 44 l’unité Belge au complet rentre en Belgique

dague.gifElle s’installe au Château de Tervuren (actuel musée colonial)Les rangs sont étoffés de jour en jour par de nouveaux candidats et l’effectif passe à 320 hommes.Le 5th SAS devient « Belgiam SAS Recee Squadron ».On remarque que les grandes fenêtres du Château de Tervuren sont encore protégées de planches de bois pare-éclats

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                                      Les entraînements à Tervuren

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                                 Sur le terrain obstacles naturel dans la nature

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   Poulseur ( Traversée de l'Ourthe)  Traversée étang de Westmalle              1945

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                                               Obstacle 1946 L’après-guerre...

dague.gif Juillet 45 tout le Régiment SAS rentre en Belgique, à Tervuren.Il devrait y suivre des entraînements pour d’éventuelles missions en Moyen Orient.05 juillet 45 tout le Régiment rassemblé entend la dernière proclamation officielle de son chef qui la termine par ces mots... La guerre en Europe est gagnée. Gardons nous de perdre la paix Chef des SAS ; devenu Lieutenant Il demande à ces cadres ; aspirant pourtant au retour à la vie civile ; de rester encore un peu sous les drapeaux pour assurer la consistance et la continuité du Régiment. La toute grande majorité accepte. Ils seront l'ossature de la nouvelle unité naissante Une école de cadres est créée. On l’appelle encore aujourd’hui la « school Para-Commando La dissolution du Régiment dans l’armée d’après guerre plane toujours un certain Général Piron y est particulièrement favorable il verrait bien la disparition de ceux qui, en Angleterre, ont échappé à son commandement.

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                        Défilé 11 Novembre 1944                                      Soldat inconnu 1946

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                                                                                                                               4 Mars 1950

dague.gif 22 Octobre 46 le Prince Régent remet leurs étendards aux Lt Col Danloyet Blondeel, le chef des bérets verts et celui des bérets rouges.Danloy et Blondeel décident suggèrent de mettre en avant le rôle primordial de l’infanterie dans l’armée de demain Ils font la suggestion de former une unité d’infanterie d’élite formée de Paras et de Commandos ; le Régiment Para-Commando.Le prestige dégagé par cette unité s’étendrait sur toute l’infanterie et serait la fierté de l’Armée Belge.

dague.gif le Lt-Col Blondeel voyant que le Régiment Para-Commando est devenu une Brigade, dit que cette entrevue avec le Gal Piron était l’un de ses meilleurs souvenirs d’après-guerre En Belgique l’armée parachutiste n’existait pas et rien, ni même les avions, n’est prévu pour leur entraînement et leur formation. Les paras continuent à être formés à Ringway et plus tard a UPPER-HEYFORD en Angleterre. Tout cela à un coût et il est décidé de créer un centre d’instruction para.

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jumpani.gif dirigeable c119fly-1.gif c141left.gif

dague.gif En 1949 on choisi la plaine de Schaffen Le Ce Para y est toujours installé de nos jours. Des tests sont effectués avec des bombardiers aménagés à l’Anglaise et le feu vert est donné par le Gouvernement. Plus tard le C119 deviendra, avant le C130 l'avion largueur .C’est le vétéran Cpt Van Der Heyden qui en prend le commandement et des vétérans SAS sont envoyés en Angleterre pour suivre les cours de dispatcher, plieur, spécialiste ballon.

dague.gif Parallèlement, les Commandos de Danloys’installent à la citadelle de Namur dont la superstructure se voit rapidement envahie de pistes d’obstacles, de parcours de vertige, de combattant, de cordes.1947

    Visee marcel 1 e sergt major cl 39 entree au para sas 1942 44

                   Commando bérêt vert class 1952      

dague.gifLe Ce Commando migrera vers le site plus approprié des rochers de Marche-Les-Dames, le long de la Meuse au pied du Château d'Arenberg. Le Ce Cdo y est toujours installé de nos jours et l’instruction s’y donne toujours dans la plus pure tradition et le « spirit » des anciens d’Achnacarry en Ecosse. Assuré de la pérénité de son unité, le Lt-Col Danloy retourne à la vie civile en 1947. A cette occasion, ces hommes lui offrent…une jeep willys

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dague.gifIl retourne à la vie civile mais reste intimement lié au Régiment au côté de son ami le Lt Col Danloy.Les deux « chefs » ne manquent pas une occasion de se mêler à leurs protégés.

sas-26-nov-2011-maison-des-ailes-1-1.jpg Divers manifestations nous permettes d'entretenir la mémoire de nos anciens 

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1957 Innauguration du quartier Lt Limbosch en prfésence Colonel Blondeel et anciens SAS 2° 25eme anniversaire de la creation des unités SAS  Bruxelles ,septembre 67.

sas-belge-1945-blondeel-21.jpg LT COLONEL BLONDEEL

Le Lt Colonel Blondeel encouragea activement la création de l'Amicale Para Commando En compagnie du cdt Johnny Guérisse ( premier président ) recevant la chartre du colonel Bem P.Roman en 1967

img-3966.jpg Le fabuleux destin de « Chesty George » Le portrait un monument a été inauguré à la mémoire du général-major baron Georges Danloy, fondateur des commandos belges il y a + de 60 ans. Eddy Lambert Nommé sir et baron, le général-major Danloy a reçu quantité de distinctions et honneurs (ordre du British Empire, Légion d'honneur,...) au long de sa longue vie de béret vert.Georges Danloy naît à Bruxelles le 9 février 1911, d'un père bijoutier et d'une mère originaire de Laneuville-sous-Huy. Plus tard, c'est dans ce hameau, en bord de Meuse, qu'il vivra jusqu'à sa mort, précisément dans l'ancienne demeure de son grand-père maternel qui fut régisseur du Prince de Ligne.A l'époque où il suit à l'ULB une licence en sciences économiques et financières, il milite dans le mouvement patriotique « La jeunesse nationale ». Probablement sous l'influence de son père, lui-même cocardier. Après son service militaire, effectué au 14e régiment d'artillerie, où il devient élève officier, il travaille dans une banque. Rappelé en 1939, il ignore encore qu'il fera carrière dans l'armée, qu'il quittera en 1970 avec le grade de général-major.1940, il échappe à l'ennemi et embarque pour l'Angleterre ; de là le gouvernement belge en exil l'expédie en France pour y reconstituer une armée. Il finit par retourner en Angleterre où il a rendez-vous avec son destin. 1942, alors que les commandos britanniques opèrent déjà dans les îles Anglo-Normandes, les premiers bérets belges forment la 4e troupe du 10e commando interallié, aux côtés de Français, de Norvégiens, de Polonais, de Néerlandais. Promu capitaine, Georges Danloy en reçoit le commandement. Et c'est lors du redoutable entraînement au camp d'Acknacarry, en Ecosse, que les Britanniques le surnomment « Chesty George » (Georges à la vaste poitrine).La première patrouille de combat de la 4e troupe se déroule en décembre 1943, à Petrili, en Italie. A cette campagne succède celle de Yougoslavie : les commandos aident le maréchal Tito à se maintenir sur l'île de Vis. Autre fait d'armes des hommes de Danloy, la prise de l'île de Walcheren. Italie, Yougoslavie, Walcheren : ces trois mots sont brodés en lettres d'or sur l'étendard des commandos.1944, 350 volontaires belges sont rassemblés à Bruxelles et expédiés à Acknacarry ; après sélection, 250 gonflent les rangs de la troupe. Le Hutois Jacques Delattre rencontre alors le major Danloy. C'était un meneur d'hommes extraordinaire. Nous avions tous une admiration totale pour lui. Je suis devenu son ami, ce dont je suis fier. fin de 1944, lors de l'offensive von Runstedt, les commandos belges ne font plus qu'une promenade militaire. 9 mai 1940, nous étions le long de la Baltique, près du Danemark. C'est là que nous avons appris la fin de la guerre, se souvient Jacques Delattre, près de 60 ans plus tard.1946, Georges Danloy est nommé lieutenant-colonel à 34 ans et déjà un fameux passé militaire. Il réalise à ce moment un rêve avec la création d'un camp commando non loin de chez lui, sur le site de Marche-les-Dames, où plus tard il instruira les volontaires pour la guerre de Corée. Après avoir bourlingué partout, il retrouvait les paysages de son enfance.·Source : « Paracommando », n° 82, novembre 1999. général-major Le père disparu des bérets verts Georges Danloy  L'histoire des commandos belges et la vie du général-major Georges Danloy, mort à Huy le 19 octobre 1999, se confondent. C'est au jeune capitaine qu'il était alors que le gouvernement belge a confié en 1942 le commandement de nos premiers bérets verts, formant la 4e troupe du 10e commando interallié. Ses soldats et lui ont combattu durant la Seconde Guerre mondiale en Italie, en Yougoslavie aux côtés des partisans du maréchal Tito et sur l'île de Walcheren. 1952, le lieutenant-colonel Danloy est le premier commandant du régiment para commando rassemblant désormais les bérets rouges et verts. Les héritiers de Chesty George, comme les Britanniques l'ont surnommé, sont par la suite intervenus notamment au Congo, à Kolweizi, au Rwanda, au Zaïre, en Somalie, etc. l'histoire des commandos

img-3959.jpg Edouard Blondeel naît le 25 janvier 1906 à Gand, en Belgique. Il commence sa scolarité à la Deutsche Schule, puis la Oefenschool qui est attachée à l’école normale de la ville. Aimant le grand air et la nature, il rejoint les scouts En 1929, il est appelé pour servir en tant qu’aspirant officier au 1er régiment d’artillerie montée.  1930, il retourne à la vie civile avec le grade de maréchal des logis. En 1932, il est rappelé et c’est au grade d’adjudant aspirant sous-lieutenant qu’il quitte ses fonctions. 1934, 2ème rappel, mais cette fois, au rang de sous-lieutenant.En 1934, il étudie la médecine et se spécialise en dentisterie. Après un gros travail, il est diplômé de l’Université de Bruxelles. Grâce à cela, il gagne une bourse qui lui permet de partir aux Etats-Unis afin de poursuivre son apprentissage.1939, il suit les cours de l’école dentaire de la Northwestern University de Chicago où il obtient un D.D.S. (Doctor of Dental Surgery) .Blondeel rejoint le centre d’instruction belge au Canada, convaincu comme beaucoup d’autres qui le rejoignent, que les Belges ont un rôle à jouer dans la libération de leur pays et voulant de plus, être les premiers à le libérer. juin 1941, ces hommes embarquent pour l’Écosse où ils sont incorporés dans les forces belges de Grande-Bretagne, constituant ainsi le 2ème bataillon de fusiliers En 1942, le roi George VI autorise la formation de parachutistes. Blondeel et un petit groupe se présentent. Très vite, il est qualifié « Airborne ».  8 mai 1942, la « Compagnie Indépendante de Parachutistes Belges » est constituée. Blondeel en est le commandant en second. Suite à une mauvaise réception, le commandant en titre se blesse et Eddy prend sa suite. Après 20 mois d’entraînement intensif, en janvier 1944, les Belges partent en Ecosse rejoindre la brigade SAS spécialisée en embuscades. Eddy prend le commandement en chef de son régiment, le 5th escadron SAS belge. Lors du débarquement, les paras belges seront en première ligne. En juillet, les missions s’enchaînent. « Le 28 août 1944, Blondeel est parachuté à sa demande dans la région de Gedinne, dans la forêt des Ardennes, où il rejoint des éléments avancés qui se trouvaient au milieu d’ennemis en grand nombre. Ses qualités de chef, son audace et son courage ont galvanisé ses hommes et ceux du Maquis. Par une série d’embuscades, il a harcelé l’ennemi en retraite . »  Du 20 au 23 décembre 1944 et du 28 décembre 1944 au 14 janvier 1945, pendant la bataille des Ardennes, il a exécuté avec grand succès, à la tête d’un détachement de jeeps blindées, des missions de reconnaissance au contact de l’ennemi et, notamment, dans la région de Marche. » Avec son détachement, il joue un rôle prépondérant dans l’avancée des Alliés vers la Hollande et l’Allemagne. Entre 1944 et 1945, devenu major, il restructure son unité qui devient le « 1er régiment de parachutistes SAS ». Très vite, 200 hommes s’engagent dans son unité qui arrête de nombreux criminels de guerre, y compris Von Ribbentrop à Hanovre par le sergent Jacques Goffinet(8). Elle participe également à l’arrestation du gouvernement Doenitz à Flensburg. Lorsque l’armée allemande capitule, le régiment de Blondeel est à Godesholt. A la fin des hostilités, Eisenhower, devant les sacrifices endurés par les SAS, saluera personnellement leur courage et leur abnégation Après la guerre, Blondeel est promu lieutenant-colonel. Le gouvernement belge veut dissoudre le régiment. Eddy entame un nouveau combat et parvient à créer une école de formation parachutiste autonome, le C. E. para à Shaffen, qui ouvre ses portes en 1947. En 1949, il fonde le Régiment de Commando Para, qui devient par la suite la Brigade de Commando Para En 1946, le colonel Blondeel remet son commandement et se met à la disposition de la Défense nationale.  janvier 1947, il démissionne de l’armée. Il redevient ingénieur dans l’industrie du papier. Il prend sa retraite en 1981, à l’âge de 75 ans Après la guerre, il fonde l’Association du Régiment Belge SAS. Il en est élu le président.1966, il devient l’un des deux présidents et colonel honoraire de l’Association Nationale des Camarades des Commandos Paras.Il a été fait Commandeur de l’Ordre de la Couronne, Commandeur de l’Ordre de Léopold II avec palme, Officier de l’Ordre de Léopold avec palme et Officier de la Légion d’Honneur. Il a reçu la Croix de Guerre avec palme, le Distinguished Service Order (délivré par Montgomery lui-même), la Croix de Guerre Française avec palme et encore la Croix de Guerre Luxembourgeoise Il est décédé le 23 mai 2000, à l’âge de 94 ans. Opérations du 5th SAS belge : Chaucer (juillet-août 1944 : 22 membres du 5th SAS sautent sur Le Mans afin d’y harceler les troupes allemandes en retraite) ; Shakespeare (juillet-août 1944 : un petit détachement du 5th SAS est parachuté à l’ouest de Paris pour harceler les troupes ennemies en retraite) ; Trueform (août 1944 : 102 membres des SAS sautent en 12 points différents au nord ouest de Paris avec comme mission, celle d’infliger un maximum de dégâts aux troupes ennemies) ; Bunyan (août 1944 : 20 SAS belges sont infiltrés dans la région de Chartres afin d’y harceler les troupes allemandes) ; Noah (août à septembre 1944 : 41 SAS belges sont parachutés dans les Ardennes françaises afin de collecter des informations sur l’ennemi) ; Benson (28/08-01/09/1944 : 6 SAS belges sautent dans le nord est de la France afin de prendre des renseignements concernant l’importance, les mouvements et les forces des troupes allemandes) ; Portia (septembre 1944 à mars 1945 : 7 SAS belges sont parachutés dans la région de Drente en Hollande afin de collecter des informations sur l’ennemi et évaluer la possibilité d’établir une base SAS) ; Bergbang (02/09 au 12/09/1944 : 41 SAS belges sautent dans la région de Liège-Maastricht-Aachen afin d’aider la résistance locale et couper les lignes de communication ennemies à l’est de la Meuse) ; Brutus (02/09/1944 : 19 SAS belges sont parachutés à l’est de la Meuse pour prendre contact avec l’armée secrète et d’autres belges du 5th SAS) ; Fabian (septembre 1944 à mars 1945 : 5 SAS belges déployés dans la région de Arnhem prennent des renseignements pendant six mois afin de localiser les rampes de lancement des V2) ; Regent (décembre 1944 à janvier 1945 : tout le 5th SAS belge se joint aux troupes britanniques pour empêcher une percée allemande lors de la bataille des Ardennes) ; Larkswood (avril-mai 1945 : 2 escadrons du 5th SAS belge font des reconnaissances pour le IIème corps canadien et la division blindée polonaise lors de leur progression en Hollande) L'après les hommages continue pour entretenir la mémoire discours 05 MAI 2012

° Beste SAS vrienden. In bijlage de tekst van de toespraak van de nieuwe Kortrijkse burgemeester Vincent Van Quickenborne op de SAS herdenkingsplechtigheid van 04 mei 2013 te Kortrijk.Bedankt voor uw aanwezigheid .ParaCommando groet Who Dares Wins Raymond Holvoet

° Mevrouw de Voorzitter van de Senaat,Mijnheer de Vice-eerste minister en minister van Defensie,Mijnheer de Gouverneur van West-Vlaanderen,Mijnheer de Commandant van de Provincie,Generaals,Heren SAS-oorlogsveteranen, Leden van het Herdenkingscomité,Dames en heren in uw graad en hoedanigheid, Het is voor mij een eer om hier het woord te mogen voeren op deze dag ter herdenking van de gesneuvelde Kortrijkse Parachutisten. Jean Melsens die 22 jaar oud was toen hij op 10 september 1944 in Peer in Limburg door Duitse kogels werd geveld. Jacques Picquart uit Heule die 21 jaar oud was toen hij op 30 april 1942 boven Lessen werd gedropt en in het daaropvolgende vuurgevecht sneuvelde. Raymond Holvoet die 21 jaar was toen hij op 10 april 1945 in Hattem nabij Zwolle in Nederland door de SS gefusilleerd werd. Roger Carrette die op 22-jarige leeftijd op 31 juli 1944 omkwam.

° Maar hun verhaal is zoveel meer dan dat van jonge mannen die hun leven gaven in de strijd tegen de bezetter. Het is een verhaal van mannen die blijven geloven dat ze meesters zijn van hun lot, hoe groot de overmacht ook mag zijn. Van mannen die liever staande sterven dan te leven op hun knieën. Gewone mannen die samen, verbonden in hun strijd voor vrijheid, buitengewone zaken realiseerden. Mannen die niet aarzelden en hun hand uitstaken om de loop van de geschiedenis om te buigen.°

° Desondanks kwamen steeds meer jonge mannen de Belgische Parachutisten versterken. Vastberaden om hun land te bevrijden werden ze opgeleid tot elite-soldaten. Een opleiding die niet zonder gevaar was. De Kortrijkse Wevelgemnaar Etienne Bataille liet het leven toen zijn vliegtuig tijdens een trainingsvlucht boven Engeland neerstortte. Maar de soldaten van de Belgische Special Air Service (SAS) speldden onvervaard een bevleugeld zwaard als insigne op hun rode baretten en namen het motto over van hun Britse collega’s: “Who dares, wins”. °Na lange maanden van niet aflatende maar eenzame strijd werd het geallieerde kamp uitgebreid met de Russische en later de Amerikaanse bondgenoten. Toch duurde het nog vier jaar voor de geallieerden met de landing in Normandië voet op continentale bodem zetten. De heroïsche verhalen van de gesneuvelde Kortrijkse Parachutisten behelzen slechts een fractie van ontelbare gelijkaardige daden van onbaatzuchtige moed die door miljoenen generatiegenoten uit alle geallieerde landen gesteld werden. Ze strekken tot op heden tot voorbeeld.Tijdens een operatie in België werd André Schaepdrijver door de Gestapo opgepakt nabij Spa. Hij werd weggevoerd naar het concentratiekamp van Mauthausen waar hij op 1 februari 1945 werd onthoofd. Een getuige zou later noteren: “Hij was, toen hij aangehouden werd, een voorbeeld van waardigheid en moed voor de vijand. Tot op het laatste wilde hij zijn land dienen. Hij heeft nooit gefaald.”Roger Carrette nam deel aan de bevrijding van Frankrijk. Hij werd met zijn squadron geparachuteerd ten zuiden van Le Chartre sur le Loir in bezet gebied. Toen hij later tijdens een verkenning oog in oog stond met Duitse soldaten opende hij het vuur om zijn strijdmakkers te alarmeren en hen de kans te geven zich in veiligheid te brengen. Hij streed onverzettelijk verder tot hij uiteindelijk aan de Duitse kogelregen bezweek.

° Raymond Holvoet had al verschillende operaties in Frankrijk en België achter de rug, toen hij werd ingezet in Nederland. Hij werd verraden en opgepakt door de SS terwijl hij aan het seinen was. Maandenlang werd hij gefolterd en mishandeld, maar weigerde zijn strijdmakkers te verraden. Volgens de bevelhebber van de SAS, majoor Blondeel, hebben honderden geallieerde soldaten hun leven aan hem te danken. Hij werd op 10 april 1945 gefusilleerd. Zijn laatste woorden werden door de gevangenisdokter opgetekend: “Als ge de rode mutsen met gevleugeld zwaardkenteken ziet, zeg hen dat ik nooit gefaald heb.”Ik pretendeer niet te kunnen weten waar deze mannen de bovenmenselijke kracht en de onpeilbare moed vandaan haalden waarmee zij zich in de strijd wierpen. Maar ik ben er wel ten stelligste van overtuigd dat deze soldaten dit niet hadden kunnen doen als ze niet wisten wat er op het spel stond. In die donkerste dagen uit onze geschiedenis werden gewone mensen tot buitengewone daden bewogen, niet door holle slogans, maar door de overtuiging dat ze streden voor het behoud van vrijheid, democratie en vrede. En zelfs in hun meest uitzichtloze laatste momenten moeten mensen zoals Jean Melsens of Raymond Holvoet de hoop gekoesterd hebben dat de nagedachtenis aan hun offers, aan andere mensen - aan ons - duidelijk zou maken hoe belangrijk het is te blijven strijden voor deze idealen.

°Na de bevrijding droeg hij bij aan de oprichting van de NAVO, het trans-Atlantisch verbond. Maar deze gewone man uit ons onooglijk kleine landje werkte niettemin onversaagd verder aan die droom van een Europese gemeenschap. Zeventien jaar nadat hij het continent smadelijk moest ontvluchten ondertekende hij in 1957 het Verdrag van Rome en wordt hij vandaag als een van de stichters van de Europese Unie beschouwd.Dankzij de sterke trans-Atlantische samenwerking en de toenemende Europese samenwerking leven we nu al 68 jaar in een tijd en ruimte van ongekende vrede en welvaart. Het is een passend eerbetoon aan de mannen die hun leven gaven voor de bevrijding van Europa.

° Maar Europa verliest vertrouwen bij haar burgers. De Europese instellingen blijken moeilijk in staat om ons te beschermen tegen de gevolgen van speculatie en de kredietcrisis. En Europa lijkt de tegenstellingen tussen verschillende lidstaten te vergroten in plaats van ze te overbruggen. In sommige lidstaten klinken de anti-Europese steeds luider en wordt opgeroepen de grenzen opnieuw te sluiten. Europa biedt zelfs niet langer de garantie van die zo belangrijke motor van integratie en pacificatie: de economische groei. Nu mensen meer dan ooit geloven dat hun kinderen het slechter zullen hebben dan huidige generaties lijkt het Europese verval misschien zelfs ingezet. Het was bondskanselier Merkel die zei dat Europa vandaag haar moeilijkste moment sinds de Tweede Wereldoorlog doormaakt.De uitdagingen waar we voor staan zijn dan ook groot. Maar, staande naast dit gedenkteken, kan ik niet anders dan hoopvol zijn over de toekomst. Want dit monument is meer dan een herinnering aan mannen die we nooit mogen vergeten. Meer dan onze blijk van dankbaarheid aan de mannen die alles gegeven hebben opdat wij vrijheid en vrede zouden kennen. Dit monument en de nagedachtenis aan de gesneuvelde Kortrijkse Parachutisten, herinnert ons er bovenal aan dat het vermogen van mensen om uitdagingen te overwinnen, hoe overweldigend die ook mogen zijn, zo mogelijk grenzeloos is.Dank u.

° Chers amis SAS Veuillez trouver en annexe le texte du discours prononcé par le maire de Courtrai Monsieur Vincent Van Quickenborne lors de la cérémonie commémorative SAS à Courtrai le 4 mai.Je vous remercie pour votre présence.Salutations ParaCommando Who Dares Wins Raymond Holvoet

Le 10 mai 1940, l'Allemagne nazie envahissait notre pays. Aujourd'hui, nous avons du mal à concevoir le désarroi qui a dû régner parmi la population et les jeunes soldats belges lors de l'invasion d'une grande puissance qui avait dérapé en sombrant dans une idéologie meurtrière. Alors que la population prend la fuite vers la France, l'armée se retire de plus en plus loin. Onze jours après l'invasion, les Allemands atteignent l'Escaut et les troupes belges se regroupent derrière la Lys, notamment dans la région de Menin, en passant par Courtrai et Kuurne, jusqu’à Deinze. Aux côtés de leurs homologues français et britanniques, ils essuient de lourdes pertes, mais réussissent néanmoins à immobiliser l'armée suprême allemande pendant cinq jours sur les rives de la Lys. Une bataille importante, grâce à laquelle les Alliés donnent l'occasion aux plus de 300 000 soldats de la Force expéditionnaire britannique de se mettre en sécurité, via Dunkerque, de l’autre côté de la Manche. Le gouvernement belge en exil appelle tous les jeunes hommes des zones non-occupées à poursuivre la lutte et à rejoindre l'armée belge libre nouvellement créée. Un appel qui est entendu par des Belges qui s’étaient réfugiés en Angleterre avec le gouvernement. Ainsi que par des Belges vivant à l'étranger.L'appel atteint également la Belgique occupée. Et il est entendu également ici, à Courtrai. Notamment par Roger Carrette et son cousin Raymond Holvoet, de jeunes étudiants courtraisiens actifs dans la presse d'opposition. Quand la Gestapo les découvre, ils se réfugient en Angleterre pour rejoindre les Parachutistes belges. Mais le voyage jusqu’à l’Angleterre est long et périlleux, et passe souvent par des camps de prisonniers français et espagnols. Lorsqu’André Schaepdrijver, Robert Deprez et Marcel Becquaert – surnommés "Les Trois Mousquetaires" – fuient Courtrai en juillet 1942, il va leur falloir une année avant d’atteindre l'Angleterre. D'autres encore se portent volontaires pour des Opérations spéciales secrètes, dans le cadre desquelles ils sont déposés en territoire ennemi pour des missions d'espionnage et de sabotage. Ils savent que ce sont des missions périlleuses, et que près d'un quart des agents des Opérations spéciales ne survivent pas. Jacques Picquart est l'un d'eux. Le 30 avril 1942, il est parachuté au-dessus de Lessines, après quoi il tombe lors d’un échange de tirs avec les troupes allemandes. En 1944, Robert Deprez est en route pour une mission dans la région de Renaix lorsque son avion est abattu par la Flak allemande au-dessus de l'Escaut occidental. Et Alfons Delmaire est capturé par les Allemands à Spa. Il sera déporté dans le camp de concentration de Wolfinbuttel, où il sera décapité le 30 mars 1944. +Jean Melsens est mobilisé dans l'opération de libération du Limbourg belge. Il est commandant de son escadron lorsque, le 10 septembre 1944, ils tombent sur une unité d'artillerie allemande. Cette unité se prépare à prendre sous le feu les communes voisines de Peer et Meeuwen. Jean Melsens n'hésite pas une seconde et engage le combat avec l'ennemi afin que ses hommes puissent se mettre en sécurité. Héroïque, il tient bon jusqu'à ce qu'il n’ait plus de munitions. Il sauve les citoyens de Peer et Meeuwen d’un bombardement à l’artillerie lourde et protège ses troupes. Le lendemain matin, son corps est retrouvé criblé de balles allemandes.+Et surtout, ils n'ont pas failli. Les sacrifices héroïques et désintéressés, comme ceux des parachutistes courtraisiens et de millions de pairs en provenance de Russie, d'Amérique, du Canada, d’Australie, d’Angleterre, de France, des Pays-Bas et d'autres pays, ont libéré un continent du joug d'un régime dégénéré. Ils ont donné leur vie pour que des gens qu'ils ne connaîtraient jamais puissent savoir ce que c'est qu'être libre.Ils n'ont pas failli. Au contraire, ils ont atteint plus qu'ils n’auraient jamais cru possible. En effet, c’est dans leur lutte que s’est développé le germe d'une Europe nouvelle. Lorsque le Premier ministre Pierlot s’est réfugié à Londres via l'Espagne, il n'était pas seul. Il était accompagné par son ministre des Affaires étrangères, Paul-Henri Spaak. Les deux sanglantes luttes fratricides européennes qui ont coûté la vie à tant de personnes ont rempli ce vétéran de la Première Guerre mondiale de dégoût. Inspiré par l'engagement indéfectible et la combattivité des soldats alliés, dès son arrivée à Londres, il a travaillé sans relâche aux fondations d'une nouvelle Europe de l'après-guerre. Une Europe fondée sur une communauté de peuples, où seraient entendues les voix de tous les pays et où les frontières s'estomperaient. Où prospérité commune et ressources partagées deviendraient les moteurs de convergence et rendraient la guerre impensable.+ Mesdames et Messieurs, J'appartiens à l’heureuse génération qui n'a jamais connu de guerre dans notre contrées. Pour moi et nombre de mes contemporains, il est donc difficile d'imaginer ce que cela signifie vraiment. C'est précisément pourquoi je me rends compte à quel point la construction européenne est importante.

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